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Renégociation d’assurance de prêt : ce que permet la loi

L’assurance emprunteur accompagne presque tous les prêts immobiliers. Beaucoup d’emprunteurs la gardent telle qu’elle a été signée, sans savoir que la loi leur permet de la remplacer en cours de prêt. Cet article résume ce que la loi permet, et ce qu’elle ne permet pas.

Les démarches elles-mêmes sont présentées sur les pages Changer d’assurance de prêt et Délégation d’assurance ; le rôle de l’assurance dans un prêt, sur la page Assurance emprunteur.

Renégocier, résilier, substituer : de quoi parle-t-on ?

On parle couramment de « renégocier » son assurance de prêt. En droit, l’emprunteur ne renégocie pas son contrat : il le résilie et le remplace par un autre, qui doit offrir un niveau de garanties équivalent. Le prêt, lui, ne change pas.

  • La délégation d’assurance : choisir, dès la demande de prêt, un contrat autre que celui proposé par la banque.
  • La substitution : remplacer, en cours de prêt, le contrat en place par un autre contrat.
  • La demande à l’assureur actuel : rien n’interdit de lui demander de réexaminer le contrat, mais la loi ne l’oblige à rien. Le droit ouvert par la loi est celui de changer de contrat.
Homme travaillant sur son ordinateur de bureau, chez lui

À retenir

En droit, l’emprunteur ne renégocie pas son contrat : il le résilie et le remplace par un autre, qui doit offrir un niveau de garanties équivalent.

Ce que la loi permet

Changer de contrat à tout moment

Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur peut résilier son assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat, pour lui substituer un autre contrat. Ce droit vient de la loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine (economie.gouv.fr, page « Achat immobilier : pouvez-vous changer d’assurance emprunteur ? », consultée le 25 septembre 2026).

Sans frais ni modification du prêt

La banque ne peut pas facturer de frais pour ce changement, ni modifier en contrepartie les conditions du prêt, notamment son taux (même source).

À une condition : l’équivalence des garanties

Le nouveau contrat doit présenter un niveau de garanties au moins équivalent à celui que la banque exige. Les critères retenus par la banque vous sont communiqués ; ils servent de grille pour comparer les contrats. La manière de conduire cette comparaison est détaillée sur la page Délégation d’assurance.

Une réponse motivée de la banque

La banque doit répondre à la demande de substitution dans le délai fixé par le code de la consommation. Si elle refuse, elle doit motiver son refus, par exemple par une garantie qu’elle juge non équivalente (economie.gouv.fr, même page).

Ce que la loi ne permet pas

  • Elle ne promet pas un coût plus bas. Le coût d’un contrat dépend de votre âge, de votre profession, du capital à couvrir et des garanties exigées. Rien n’assure qu’un autre contrat coûte moins cher.
  • Elle ne permet pas d’alléger les garanties exigées. L’équivalence s’apprécie par rapport aux critères de la banque, pas par rapport à vos seules préférences.
  • Elle ne dispense pas des formalités d’adhésion. Le nouvel assureur étudie votre demande et peut vous poser des questions, dans les limites prévues par la loi.
  • Elle ne laisse pas de place à l’improvisation. Le remplacement suit un ordre précis, pour ne jamais rester sans couverture : les étapes figurent sur la page Changer d’assurance de prêt.

Ce qu’il faut relire dans votre contrat actuel

Avant d’envisager un changement, votre contrat en place mérite une lecture attentive. Ces éléments figurent dans les conditions générales, les conditions particulières et la fiche d’information remise lors de la souscription.

  • les garanties souscrites (décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité, incapacité de travail, perte d’emploi le cas échéant) ;
  • la quotité assurée pour chaque emprunteur ;
  • les exclusions, les délais de carence et les franchises ;
  • la base de calcul de la cotisation : capital emprunté au départ ou capital restant dû ;
  • le capital restant dû et la durée restante du prêt, qui figurent sur le tableau d’amortissement.

Le rôle d’un courtier en assurance

Un courtier en assurance compare des contrats proposés par plusieurs assureurs, vérifie leur équivalence avec les critères de la banque et prépare la demande de substitution. Il ne décide ni de l’acceptation par l’assureur, ni de celle de la banque, et ne peut pas promettre un coût inférieur. Notre statut est présenté sur la page Qui sommes-nous.

Votre prêt à Toulouse

Si vous remboursez un prêt immobilier à Toulouse ou dans son agglomération et que vous vous interrogez sur votre assurance, décrivez-nous votre situation : nous vous dirons ce que l’étude demandera.

Immatriculée au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) sous le n° 22002021, en qualité de mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (MIOBSP) et courtier en assurance (COA). Activité soumise au contrôle de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), 4 place de Budapest, CS 92459, 75436 Paris Cedex 09.

Les solutions présentées sont envisageables selon votre profil et restent soumises à étude et à acceptation de votre dossier.