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Prêt immobilier

Capacité d’emprunt à Toulouse

Vous trouverez partout des calculateurs qui vous annoncent un montant en trois clics. Cette page fait autre chose : elle explique ce qu’un établissement retient réellement de vos revenus, ce qu’il déduit, et pourquoi deux dossiers au même salaire n’aboutissent pas au même résultat. C’est ce qui décide.

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Cette page explique ce qui entre dans le calcul de votre capacité d’emprunt et ce qui n’y entre pas. Elle ne calcule rien à votre place. Pour le fonctionnement général d’un prêt immobilier, voir Prêt immobilier. Pour les aides au premier achat, voir Premier achat immobilier.

Illustration isométrique : un tamis plat qui retient quelques blocs et en laisse passer d'autres, sur un coin de bureau

La lecture d’un dossier

Capacité d’emprunt : ce que la banque retient de vos revenus, et ce qu’elle écarte

Un calcul de capacité d’emprunt tient en une soustraction : ce qu’on retient de vos revenus, moins ce qu’on retient de vos charges. Toute la difficulté est dans le mot « retient », et c’est là que les calculateurs en ligne s’arrêtent.

Illustration isométrique : deux piles de documents de même hauteur, dont les blocs internes ont des formes différentes

La règle des 33 % n’existe plus : le repère est 35 %, et il est contraignant

C’est la correction la plus utile de cette page, parce que le chiffre de 33 % circule encore partout. Le Haut Conseil de stabilité financière fixe un taux d’effort maximal de 35 % des charges d’emprunt rapportées au revenu, et une durée maximale de 25 ans, 27 ans en cas d’entrée différée dans le logement. Cette décision est juridiquement contraignante depuis le 1er janvier 2022 (economie.gouv.fr, décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021, règles en vigueur au 22 septembre 2026).

Deux précisions comptent autant que le chiffre. Premièrement, le taux d’effort porte sur l’ensemble des charges d’emprunt, assurance comprise (ce n’est pas la mensualité seule). Deuxièmement, ce n’est pas un plafond absolu : les établissements peuvent déroger à ces critères pour jusqu’à 20 % de leur production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers, dont au moins 70 % doit bénéficier à l’acquisition d’une résidence principale et au moins 30 % à des primo-accédants (règles en vigueur au 22 septembre 2026).

La capacité d’emprunt

Ce que c’est

Le montant qu’un établissement accepte de vous prêter, compte tenu de ce qu’il retient de vos revenus, de vos charges, de la durée envisagée et de la garantie.

À quelle condition elle se calcule

Que l’on connaisse l’assiette de revenus réellement retenue (qui n’est pas votre revenu perçu) et l’ensemble des charges d’emprunt, assurance comprise. Le taux d’effort ainsi obtenu ne doit pas dépasser 35 %, et la durée du crédit ne peut excéder 25 ans, 27 ans en cas d’entrée différée dans le logement (economie.gouv.fr, HCSF).

Ce que ça implique en contrepartie

Qu’un montant annoncé sans dossier ne vaut rien. Deux personnes au même salaire n’ont pas la même capacité d’emprunt : la nature du revenu, son ancienneté, les charges en cours, le reste à vivre et le saut de charge changent le résultat. C’est la raison pour laquelle nous ne publions aucun chiffre sur cette page.

L’assiette de revenus : ce qui est retenu, ce qui est retenu en partie, ce qui ne l’est pas

Un salaire fixe en contrat à durée indéterminée, hors période d’essai, est retenu intégralement. Les revenus variables (primes, commissions, heures supplémentaires) sont retenus partiellement, et souvent sur une moyenne pluriannuelle : deux ou trois exercices, selon l’établissement. Les revenus non salariés sont appréciés sur les bilans, avec la même logique de moyenne. Les revenus locatifs sont retenus partiellement, et parfois en différentiel (voir Investissement locatif). Certaines ressources ne sont pas retenues du tout : elles varient selon les établissements, et c’est précisément ce qui explique qu’un même dossier ne reçoive pas la même réponse partout.

Ce que cela implique concrètement : la première question n’est pas « combien je gagne », mais « qu’est-ce qui, dans ce que je gagne, sera retenu ».

Les charges : ce qui se déduit, et ce qui se déduit longtemps

Toutes les échéances de crédit en cours entrent dans le calcul (immobilier, consommation, véhicule, crédit renouvelable), ainsi que certaines charges récurrentes comme une pension alimentaire versée. Une échéance qui se termine dans les tout prochains mois peut être écartée, une échéance longue ne l’est jamais. Un crédit à la consommation souscrit six mois avant un achat immobilier peut coûter le projet immobilier : c’est le point de vigilance le plus utile de cette page, et il est traité en détail dans Prêt personnel.

Le reste à vivre et le saut de charge : ce que le taux d’effort ne dit pas

Le taux d’effort est un ratio ; il ne dit rien du montant qui demeure. Le reste à vivre est ce qui reste, en euros, une fois toutes les charges payées : à taux d’effort identique, il n’est pas le même selon le niveau de revenu et la composition du foyer. Un établissement apprécie ce reste, et il apprécie aussi le saut de charge : l’écart entre ce que vous payez aujourd’hui (un loyer, par exemple) et ce que vous paierez demain. Un saut de charge important, même dans les 35 %, est un point d’attention ; un saut de charge nul ou négatif est un argument.

La durée : un levier, et une limite

Allonger la durée fait baisser l’échéance, donc le taux d’effort, et fait donc monter le montant empruntable. Mais la durée maximale est de 25 ans, 27 ans en cas d’entrée différée dans le logement (economie.gouv.fr, HCSF), et l’allongement augmente le coût total du crédit. C’est un arbitrage, pas une astuce : ce qu’on gagne en montant se paie en durée et en total.

Mains sur une calculatrice et un ordinateur portable, budget du foyer

À retenir

La première question n’est pas « combien je gagne », mais « qu’est-ce qui, dans ce que je gagne, sera retenu ».

Votre situation

Revenus variables, indépendants : quand le calcul standard ne dit rien

Vos revenus sont variables.

Primes, commissions, heures supplémentaires : la moyenne retenue et le nombre d’exercices pris en compte varient d’un établissement à l’autre. C’est le cas où présenter le dossier au bon endroit change le plus le résultat.

Vous êtes non salarié.

L’appréciation se fait sur les bilans et sur l’ancienneté de l’activité. À condition de disposer d’exercices complets.

Vous percevez déjà des revenus locatifs.

Ils sont retenus partiellement, et la méthode de prise en compte diffère (voir Investissement locatif).

Vous avez des crédits en cours qui se terminent bientôt.

Une échéance très proche de son terme peut être traitée différemment d’une échéance longue. À condition de le documenter précisément.

Vous êtes primo-accédant et vous mobilisez des aides.

Alors les prêts aidés entrent dans le calcul, avec leur assurance. Le Pass Accession Toulousain exige lui-même un taux d’endettement inférieur ou égal à 35 %, ce prêt et son assurance compris (Toulouse Métropole). Voir Premier achat immobilier.

Nous ne publions ni montant, ni taux, ni exemple chiffré : l’article L313-4 du code de la consommation encadre strictement les éléments chiffrés d’une communication sur le crédit immobilier. Et un montant annoncé sans dossier n’est pas seulement interdit : il est inutile.

Deux personnes au même salaire n’ont pas la même capacité d’emprunt. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est reconstituer votre dossier tel qu’un établissement le lira, et cela, aucun calculateur ne le fait.

L’essentiel

  • Ni montant, ni taux, ni exemple chiffré
  • Cadre : article L313-4 du code de la consommation
  • Même salaire, capacités d’emprunt différentes
  • Votre dossier reconstitué tel qu’un établissement le lira

La démarche

Lire sa capacité d’emprunt en trois étapes

Les pièces à fournir

  • Trois derniers bulletins de salaire ou deux derniers bilans
  • Deux derniers avis d’imposition
  • Relevés de compte des trois derniers mois
  • Tableaux d’amortissement de tous les crédits en cours
  • Justificatif de votre loyer actuel
  • Le cas échéant, baux et quittances des biens loués
  1. L’assiette de revenus. Nature, ancienneté, régularité. Nous distinguons ce qui sera retenu intégralement, partiellement, ou pas du tout.
  2. Les charges et le reste à vivre. Échéances en cours, charges récurrentes, composition du foyer, saut de charge par rapport à votre situation actuelle.
  3. La lecture, établissement par établissement. Les méthodes diffèrent : nous vous disons ce que chacune donne, et où le dossier a le plus de chances d’être instruit.

À savoir

Taux d’endettement, reste à vivre : quatre points de vigilance

Le repère est 35 %, assurance comprise, et il est contraignant.

Pas 33 %. Et il porte sur l’ensemble des charges d’emprunt, assurance incluse (economie.gouv.fr, HCSF, décision contraignante depuis le 1er janvier 2022). Un calcul fait sans l’assurance surestime la capacité.

La flexibilité existe, mais elle est rationnée.

Jusqu’à 20 % de la production trimestrielle peut déroger aux critères, dont au moins 70 % pour l’acquisition d’une résidence principale et au moins 30 % pour des primo-accédants (règles en vigueur au 22 septembre 2026). Un dossier hors cadre est instruit sur une enveloppe limitée : il doit tenir par ailleurs, et sa présentation compte.

Un crédit en cours pèse plus qu’on ne croit.

Une mensualité de consommation réduit directement la capacité d’emprunt immobilier. Souscrire un crédit dans les mois qui précèdent un achat est l’erreur la plus fréquente sur ce sujet.

Un montant annoncé n’est pas un accord.

Une capacité d’emprunt estimée n’engage personne. L’accord ne vient qu’avec l’offre.

Vos questions

Questions fréquentes sur la capacité d’emprunt

Les questions qui reviennent le plus souvent : l’ancienne règle des 33 %, les primes, le reste à vivre, et ce qui se passe au-delà de 35 %.

Quelle est la règle des 33 % ?

Elle n’existe plus. Le repère est de 35 % de taux d’effort, assurance comprise, avec une durée maximale de 25 ans, 27 ans en cas d’entrée différée dans le logement (economie.gouv.fr, décision HCSF D-HCSF-2021-7, juridiquement contraignante depuis le 1er janvier 2022 ; règles en vigueur au 22 septembre 2026). Le chiffre de 33 % est un souvenir d’une pratique antérieure.

Comment mes primes sont-elles prises en compte ?

Partiellement, et le plus souvent sur une moyenne portant sur plusieurs exercices. La méthode varie d’un établissement à l’autre, et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles un même dossier ne reçoit pas la même réponse partout.

Qu’est-ce que le reste à vivre ?

C’est ce qui demeure, en euros, une fois toutes les charges payées. À taux d’effort identique, il n’est pas le même selon le niveau de revenu et la composition du foyer, et c’est pour cela qu’un ratio ne suffit pas à décrire un dossier.

Un dossier au-dessus de 35 % est-il refusé d’office ?

Non. Les établissements peuvent déroger aux critères pour jusqu’à 20 % de leur production trimestrielle, dont au moins 30 % au bénéfice de primo-accédants (economie.gouv.fr, règles en vigueur au 22 septembre 2026). L’enveloppe est limitée : le dossier doit tenir par ailleurs.

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Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent.

Les solutions présentées sont envisageables selon votre profil et restent soumises à étude et à acceptation de votre dossier. L'allongement de la durée de remboursement peut augmenter le coût total du crédit.