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Regroupement de crédits

Regroupement de crédits locataire à Toulouse

Oui, un locataire peut faire étudier un rachat de crédit. Sans bien, le dossier s’examine sur les revenus et leur stabilité, et il ne porte que sur des dettes non immobilières.

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Cette page traite ce que le fait d’être locataire change dans l’examen d’un dossier de regroupement de crédits. Pour le mécanisme lui-même (la définition, le coût total, le document obligatoire avant l’offre), voir Regroupement de crédits. Aucune opération portant sur un bien n’est traitée ici.

Illustration isométrique : une pile de fiches de crédit à côté d'une colonne de blocs de hauteur régulière

Dans le dossier

Rachat de crédit locataire : un dossier examiné sur les revenus, et un régime qui ne change jamais

Deux choses distinguent un dossier de locataire, et la seconde est un fait juridique que presque aucune page du secteur n’écrit : elle détermine les protections dont vous bénéficiez.

Illustration isométrique : un document posé sur un socle mis en avant et, à côté, un second socle vide et fermé

L’examen porte sur la stabilité, pas sur le montant

Sans bien à faire valoir, l’établissement n’a que vos revenus, vos charges et vos crédits en cours pour se prononcer. Ce qu’il regarde alors n’est pas seulement combien vous gagnez, mais depuis combien de temps et avec quelle régularité : nature du contrat de travail, ancienneté, tenue du compte, absence d’incidents. Le loyer est une charge fixe qui pèse dans le reste à vivre, au même titre que les mensualités. C’est cet ensemble qui décide, et il se prépare.

Sans dette immobilière, le régime est toujours celui du crédit à la consommation

Le code de la consommation fait basculer un regroupement dans le régime du crédit immobilier lorsque la part des crédits immobiliers représente 60 % du montant total de l’opération (article R314-18). Un dossier qui ne comporte aucun crédit immobilier n’atteint jamais ce seuil : il relève du régime du crédit à la consommation, sans exception. Ce n’est pas un détail de forme.

Ce que l’on peut regrouper, et ce qu’on ne peut pas

Entrent dans l’opération les crédits à la consommation en cours (prêt personnel, crédit affecté à un achat identifié, crédit renouvelable) et, sous réserve de l’accord de l’établissement, certaines dettes non bancaires. Un découvert n’est pas un crédit amortissable et se traite à part. Les dettes fiscales et sociales suivent leurs propres règles et leurs propres interlocuteurs.

Le document d’information préalable au regroupement doit préciser, pour chaque crédit repris, sa nature, les montants, la durée et une estimation des indemnités de remboursement anticipé (article R314-20). Sur un dossier de crédits à la consommation, c’est là que se lit l’intérêt réel de l’opération.

Balcons fleuris d'un immeuble ancien

À retenir

La propriété n’est pas une condition de l’opération : un regroupement de crédits à la consommation se monte sans aucun bien.

Les cas fréquents

Cinq situations de locataires, et ce qu’elles changent

Plusieurs crédits à la consommation, dont un ou deux renouvelables

Le cas le plus courant. Les crédits renouvelables ont leurs propres modalités de remboursement ; leur reprise est le premier motif de l’opération.

Un crédit auto affecté en cours

Un crédit affecté est lié au bien financé. Sa reprise se prépare : le solde anticipé et l’indemnité éventuelle figurent dans le document d’information.

Revenus stables mais reste à vivre trop faible

La question n’est pas le montant des dettes mais l’équilibre du budget. C’est le dossier où le calcul du reste à vivre décide, plus que le taux d’endettement.

Contrat de travail récent ou revenus variables

La stabilité est ce qui manque. Attendre quelques mois d’ancienneté peut valoir mieux qu’un refus, qui ne sert le dossier de personne.

Une seule dette, lourde

Ce n’est pas un regroupement : une seule créance ne relève ni du mécanisme ni du document d’information de l’article R314-19. La bonne question est alors celle du besoin (voir Prêt personnel).

Si les dettes ne sont manifestement plus remboursables, la voie n’est pas le crédit. La commission de surendettement de la Banque de France est saisie gratuitement, et l’article L322-1 du code de la consommation interdit à un intermédiaire de percevoir une rémunération pour intervenir dans une procédure de surendettement, pour rechercher des délais de paiement ou une remise de dette. Nous le disons quand c’est le cas.

L’essentiel

  • Dettes impossibles à rembourser : la voie n’est pas le crédit
  • Commission de surendettement de la Banque de France, saisie gratuitement
  • Aucune rémunération d’intermédiaire (article L322-1)

Les pièces

Regroupement de crédits sans être propriétaire : ce que le dossier doit démontrer

  1. Les revenus, sur la durée. Trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition, contrat de travail. Ce que l’établissement cherche à établir, c’est la régularité : un revenu constant sur douze mois pèse plus qu’un pic récent.
  2. Les charges réelles, loyer compris. Quittance de loyer, relevés de compte, charges fixes. Le loyer n’est pas une dette mais c’est une charge incompressible : il entre au premier rang dans le calcul du reste à vivre.
  3. Le relevé des crédits. Pour chacun : capital restant dû, mensualité, date de fin, indemnité éventuelle. Ces montants alimentent le document d’information préalable, qui est dû dès que l’opération porte sur au moins deux créances.
  4. L’offre et son délai. En régime de crédit à la consommation, l’offre s’accompagne d’une fiche d’information précontractuelle normalisée, et vous disposez de quatorze jours calendaires de rétractation après acceptation. Ce délai vous appartient : il sert à relire.

Les points de vigilance

Trois choses que l’on entend souvent, et qui sont fausses

« Il faut être propriétaire pour faire un rachat de crédits »

Non. La propriété n’est pas une condition de l’opération. Elle change les montages disponibles et le régime applicable si un crédit immobilier est repris, mais un regroupement de crédits à la consommation se monte sans aucun bien.

« Un locataire obtient forcément des conditions moins bonnes »

Ce n’est pas une règle. Un dossier se juge sur le rapport entre les revenus, les charges et les dettes. Un locataire aux revenus stables et au reste à vivre confortable présente un dossier plus lisible qu’un propriétaire aux charges de copropriété lourdes.

« Une mensualité plus basse veut dire que ça coûte moins cher »

Non, et c’est la confusion la plus coûteuse du sujet. La comparaison à exiger est celle des montants totaux dus, avant et après. Le mécanisme complet est expliqué sur Regroupement de crédits.

Vos questions

Questions fréquentes sur le rachat de crédit locataire

Les questions qui reviennent le plus souvent quand on est locataire : l’accès au regroupement, la propriété, le régime applicable et le loyer.

Je suis locataire à Toulouse : puis-je quand même faire un regroupement de crédits ?

Oui. La propriété n’est pas une condition de l’opération. Votre dossier sera examiné sur vos revenus, leur régularité, vos charges (loyer compris) et vos crédits en cours. C’est cet équilibre qui décide, et non le fait de posséder ou non un logement.

Faut-il être propriétaire pour faire un rachat de crédits ?

Non. Être propriétaire ouvre des montages supplémentaires et peut faire changer le régime juridique de l’opération si un crédit immobilier est repris. Cela ne conditionne pas l’accès au regroupement lui-même.

Un regroupement sans bien relève-t-il du régime du crédit immobilier ?

Jamais. Ce régime s’applique lorsque la part des crédits immobiliers atteint 60 % du montant total de l’opération (article R314-18 du code de la consommation). Sans crédit immobilier au dossier, ce seuil ne peut pas être atteint : le régime du crédit à la consommation s’applique.

Mon loyer est-il compté comme une dette ?

Non, ce n’est pas une dette : c’est une charge. La différence compte, parce qu’un loyer n’entre pas dans le montant regroupé mais pèse au premier rang dans le calcul de votre reste à vivre. Il ne peut donc pas être « racheté ».

Dans ce domaine

Les autres situations de regroupement

Regroupement de crédits propriétaire

Ce que détenir un bien change à l’examen du dossier.

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Le montage garanti par un bien : ce qu’il engage, ce qu’il permet.

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Ce que l’âge change : durée, assurance, transmission.

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Ce que le statut d’agent public change au dossier.

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Emprunter au-delà des dettes rachetées, et à quelles conditions.

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Envoyez-nous la liste de vos crédits, vos revenus et votre loyer. Nous établissons la comparaison des montants totaux dus, et nous vous disons si l’opération a un sens.

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Les solutions présentées sont envisageables selon votre profil et restent soumises à étude et à acceptation de votre dossier. L'allongement de la durée de remboursement peut augmenter le coût total du crédit.